Au début était le Verbe ainsi que l’a dit Jean l’Evangéliste.

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Au début 2020, il y eut un homme envoyé des ténèbres, son nom était Alain Berset. Il agita avec ses pairs le drapeau du danger et confina le pays pour le bien de tous. Le peuple fit confiance au Verbe.


Puis le Verbe se mut en paroles confuses et en injonctions autoritaires : masque, distanciation, tests, vaccination, traçage, certificat sanitaire. Des doutes naquirent, des scientifiques et des médecins élevèrent des objections sur la pertinence des mesures et mirent en garde les foules encore obéissantes sur les dangers possibles et réalisés de l’inoculation d’une substance nouvelle en phase de test.


Des femmes et hommes de loi s’émurent de la violation de la Constitution, il y eut des manifestations populaires, des pétitions, deux référendums et de nombreux écrits d’interrogation adressés aux autorités politiques et sanitaires dans une situation devenue absurde. Le dialogue de sourds advint.


Un parlementaire courageux bien qu’isolé dans le consensus politique béat et la loyauté clanique partisane, le Conseiller national Jean-Luc Addor, déposa le 01.10 2021 au Conseil national des questions sur la gestion de la crise (bases scientifiques et intérêt public des décisions gouvernementales, devoir d’information des autorités, base légale du certificat sanitaire).


L’avis du 17.11.2021 du Conseil fédéral sur ces questions est édifiant.


Bases scientifiques ? : nous les avons via nos canaux d’information et nous agissons selon des considérations consolidées.


Intérêt public ? : la capacité d’accueil des établissements de soins (et non pas l’état de santé des gens !).


L’information ? : nous publions régulièrement des données d’actualité (unilatérales et relayée par une presse que nous subventionnons !).


Certificat sanitaire ? : mandat du Parlement, donc on peut l’imposer où et combien de temps l’on veut. On nous écrit ? : c’est le job de l’OFSP de répondre ! ( Il ne répond pas ou redit ce qu'il a dit au Conseil fédéral de dire et faire )

Ainsi le peuple est-il vilainement traité par un gouvernement qui ne l’entend plus et qui, sommé d’utiliser le Verbe, lui répond par la langue de bois.

Me Henri Gendre, avocat citoyen indépendant

761 vues4 commentaires